Le concours MLF/OSUI des droits de l'enfant

Le droit à l’identité

Réalisations

Slam ton droit (Tanger)

ÉtablissementGroupe scolaire le Détroit

PaysMaroc | VilleTanger

Chef d'établissementEric Porée (chef d'établissement)

Chef de projetJérôme Lafont (histoire-géographie) (chef de projet)

ParticipationClasse(s) |  5e

Nombre d'élèves23 (élèves)

Discipline(s) concernée(s) : Histoire-Géographie, éducation civique.

Slam ton droit

Projet pédagogique

Rappel des objectifs principaux

* Lien avec le projet d'établissement
Axes du projet travaillés prioritairement

-Maîtrise de la langue française et marocaine (produire de l'écrit et de l’oral) ;
-Cultures et citoyenneté : comprendre le monde et devenir citoyen ;
-Vivre ensemble : Travail en commun en classe sur la production d'une chanson de slam en travaillant sur la différence de chacun ;
- Développer sa culture artistique (parole, photographies, chant).

Lien avec les programmes
Domaine d'apprentissage (défini par le socle commun des connaissances et compétences) dans lequel s'inscrivent les compétences travaillées.

Compétence 1 - La maîtrise de la langue française :
S’exprimer à l’oral :
- Participer à un débat
Ecrire :
- Rédiger un texte bref, cohérent et ponctué

Compétence 5 - La culture humaniste :
Faire preuve de sensibilité, d’esprit critique, de curiosité :
- Manifester sa curiosité pour l’actualité et pour les activités culturelles et artistiques ;
- Etre capable de porter un regard critique sur un fait, un document, une œuvre.

Compétence 6 - sociales et civiques :
Connaître les principes et fondements de la vie civique et sociale :
- Principaux droits de l’homme et du citoyen.
Avoir un comportement responsable :
-Respecter et mettre en œuvre les règles de la vie collective ;
- Comprendre l’importance du respect mutuel.

Compétence 7 - Autonomie et initiative :
Faire preuve d’initiative :
- S’intégrer et coopérer dans un projet collectif ;
- Assumer des rôles, prendre des initiatives et des décisions.

Compétences évaluées
- Présenter à la classe un travail collectif ;
- Participer à un débat sur un texte en confrontant son interprétation à d’autres de manière argumentée ;
- Le chant, l’écriture.

Place des langues :
Elles sont intégrées au projet final. La vidéo comportera les langues arabe et française essentielles dans le projet d’établissement du collège. Nous avons volontairement écarté l’anglais pour rester au plus proche de la particularité de la société marocaine.

Évaluation et indicateurs mis en place :
Sur la production finale (écriture de la chanson finale en sélectionnant les meilleures parties de la chanson et enregistrement du projet).

Changements qui ont eu lieu par rapport au projet initial proposé

1- Nous avons étudié en amont des études de cas où le droit des enfants n'avait pas été respecté dans diverses parties du monde (France, Maroc, États-Unis, Vietnam) pour que les élèves comprennent bien les spécificités de la problématique sur le droit à la parole. Ces études (3 séances) n'étaient pas prévues initialement mais se sont imposées à nous. Après le 1er débat sur le thème du concours, nous avions observé que les élèves avaient du mal à appréhender le concept de "droit à la parole", cela restait encore trop flou dans la tête de beaucoup d'élèves pour commencer le projet d'écriture.
2- Sur la forme, nous avons approfondi notre travail sur le slam car malgré quelques visionnages de vidéos d'artistes comme "Grand corps malade" et une explication sur ce qu'était le slam, les élèves ne voyaient pas trop de différence avec le rap, une autre version très proche (du "chanter/parler") .
3- Nous voulions faire une chanson qui retracerait année par année la vie d'un enfant mais cela s'est révélé beaucoup trop long (dans le cadre du concours). Nous avons donc dû retirer certains thèmes travaillés en classe (amour, école en lien avec le droit à la parole...) pour raccourcir la chanson.

Implication des parents dans le projet

Non

Obstacles rencontrés et façon de les surmonter

1- Difficultés d'un élève (dysphasique) à verbaliser ses idées et sa pensée clairement. L'élève était démoralisé et énervé par son handicap. Il a donc fallu avoir recours aux dessins comme outil d'expression pour qu'il puisse exprimer ses idées, son ressenti sur le droit à la parole, le groupe classe l'aidant ensuite à convertir ses dessins en mots. Nous avons pleinement intégré ses propos dans le projet d'écriture final.
2- Le slam était trop long. Il retrace le droit à la parole d'un enfant depuis ses 4 ans jusqu'à la classe de 5ème. Pour essayer de rentrer dans les 3 minutes, nous n'avons ainsi pas mis les paragraphes portant sur l'âge de 4, 6,7, 9 et 11 ans (les thèmes abordés étant l'amitié, l'amour, l'actualité, l'école).
3- La difficulté pour un novice comme moi de faire un montage vidéo. Il a fallu que je transforme les fichiers de la caméra vidéo (format TLS) en MPEG4 (grâce au logiciel format factory) puis que je remonte le son des vidéos produites (car à l'origine nous n'entendions rien du tout) grâce à un logiciel virtualdub et enfin que je m'exerce au montage (logiciel Corel Vidéo Studio X9). Bref des heures de bonheur...

Apports (pour les élèves, les équipes, l'établissement)

1-Pour les élèves : une meilleure connaissance de leurs droits qu'ils ne connaissaient souvent pas. La convention internationale des droits de l'enfant étant souvent inconnue. De plus, cela a permis de décloisonner un thème d'éducation civique et donc de donner plus de cohérence, plus de sens pour les élèves à l'enseignement pratiqué en classe. Les projets sont aussi souvent vecteurs d'un fort engagement et dynamisme des élèves qui leur permettent de s'investir d'une autre manière, les élèves en difficulté étant souvent des moteurs du projet. 2-Pour les équipes éducatives : pluridisciplinarité ; français/histoire-géographie mais aussi travail avec ma collègue de CE1/CE2 du primaire pour savoir comment ses élèves concevaient le droit des enfants à la parole. Cela a donné des envies futures de projets pour renforcer les relations primaire/secondaire. 3-Renforcement du dynamisme de l'établissement. Les projets renforcent l'attractivité et l'image positive de l'école.

Organisme
Présentation de l'organisme local choisi pour son action en faveur des droits de l'enfant

– Les "Enfants du Paradis" (Tanger) est une association pour aider les enfants marocains en situation de handicap. Créée en 2007 par des parents d’enfants et un groupe d’éducateurs spécialisés, « Enfants du Paradis » est une association non gouvernementale à caractère humanitaire et à but non lucratif pour personnes à besoins spécifiques. L’association accueille dans son institution psychopédagogique, des enfants des deux sexes âgés de 0 à 21 ans et présentant :
– un retard mental ;
– Trisomie 21 ;
– Troubles du comportement ;
– Troubles et retard ;
– Difficultés d’apprentissage scolaire.

L’association propose d’assurer la prise en charge éducative, rééducative et thérapeutique des nouveaux nés, enfants et adolescents.


Consulter le projet inscrit

logo_ctondroitLe site C’est ton droit ! est une réalisation du Pôle communication de la MLF

Responsables du concours : Corinne Bajon / Dominique Collado

Rédaction : Corinne Bajon

Gestion de projet : Aude Buclon / Alexis Oukkal

Identité graphique  (conception/réalisation/intégration) : Alexis Oukkal

Photographies :
© Mission laïque française
© DR

Pour toute question sur le concours et/ou le site :
ctondroit@mlfmonde.org