Projet

Un pont sur le chemin de l’école

ÉtablissementLycée Louis Massignon

PaysMaroc | VilleCasablanca

Chef d'établissementCatherine Bellus-Ferreira (chef d'établissement)

Chef de projetTarik Sami, Nathalie Fabre Bihry et Jean-Louis Bihry (chef de projet)

ParticipationCycle(s) |  Cycle 3

Nombre d'élèves60 (élèves)

Discipline(s) concernée(s) : Toutes les disciplines

Projet pédagogique

Lien avec le projet d'école et/ou le projet d'établissement
Rappel des axes prioritaires de l'établissement

huit grands axes prioritaires :
- soutenir les stratégies linguistiques ;
- travailler ensemble pour l'ambition scolaire ;
- changer de posture face aux usages du numérique ;
- faire entrer la société dans la cité scolaire ;
- éduquer à la citoyenneté et à la lecture des médias ;
- éveiller à la sensibilité culturelle ;
- rassembler dans un lieu d'accueil et de convivialité ;
- mettre la communication au service de l'identité.

Quel axe est plus particulièrement concerné par votre projet ?

axe 4 : faire entrer la société dans la cité scolaire

Lien avec les programmes
Domaine d'apprentissage (défini par le socle commun des connaissances et compétences) dans lequel s'inscrivent les compétences travaillées

domaine 5 : les représentations du monde et l’activité humaine. Du 13 au 17 février 2017, les élèves de CM1 et de 6ème partiront en sortie près du village berbère d’Azro localisé en moyenne montagne. Le village est un douar berbère situé sur la route de l’Oukaimeden près de Marrakech. L’association de développement du monde rural, partenaire du projet, réalise l’aménagement de voix de communication pour désenclaver les villages montagnards. A Azro, cette association a construit un pont, aménagé des voies d’accès, la voirie, et a réparé l’école détruite après un glissement de terrain lors d’inondations. Cette école, par manque de moyens, n’est pas meublée et les enfants d’Azro doivent chaque jour se rendre dans l’école du village voisin. La rencontre des élèves du lycée Massignon avec ceux du village d’Azro concourra à faire évoluer les représentations des élèves en les confrontant à la réalité de la vie en montagne, de ses joies et de ses contraintes. L’accent sera mis sur l’échange des pratiques de chacun et sur leur vécu au quotidien dans leur habitat respectif. Des membres de l’association présenteront, in situ, leurs réalisations. Ils parleront de leur engagement pour l’accès à la scolarisation des enfants. A l’issue du voyage, les élèves réaliseront un livre dans l’esprit des parutions « Les chemins de l’école » d’Emmanuel Guionet.
- Français : projection du film « Sur le chemin de l’école » de Pascal Plisson puis interprétation ; prise de notes lors de la visite du village d’Azro ; réalisation d’un livre reportage photos après lecture de plusieurs documentaires « Les chemins de l’école ».
- Les arts : reportage photos lors des rencontres avec les habitants du village berbère d’Azro. Un intervenant animera des ateliers photos avant le départ puis accompagnera les élèves lors de la sortie. Le thème principal travaillé sera le portrait.
- Education musicale : découverte des instruments de musique berbères et des rythmes associés et si particuliers.
- Histoire des arts : les motifs des dessins berbères (tissages, décorations des bâtiments et tatouages) et leur symbolique ancestrale.
- Education physique : découverte et pratique des jeux des enfants berbères lors de la visite du village puis au lycée ; découverte de danses berbères villageoises lors de la visite. La découverte de la langue régionale berbère ouvre à la culture qui lui est associée, ce qui permet de dépasser les stéréotypes et les clichés pour favoriser le vivre-ensemble. Cette découverte permet d’intégrer les spécificités culturelles berbères et de construire une culture humaniste. L’étude de l’histoire de ce village permet aux élèves de positionner géographiquement un lieu symbolique du départ de la reconquête de Marrakech avec la présence d’un marabout centenaire. L’étude de la construction du pont d’Azro puis de ponts à travers le monde, son rapprochement avec les mathématiques, les sciences et la technologie, contribue également à développer des repères spatiaux et temporels en faisant acquérir aux élèves des notions d’échelle, en différenciant des temporalités et en situant des évolutions scientifiques et techniques dans un contexte historique, géographique, économique et culturel. Cela leur permettra de relier des questions scientifiques ou technologiques à des problèmes économiques, sociaux, culturels, environnementaux vécus. Enfin, au cours d’une randonnée, un botaniste présentera différentes plantes utilisées par les villageois en alimentation, médecine ou cosmétique. Un herbier sera réalisé.

Compétences évaluées

Progresser collectivement dans une investigation en sachant prendre en compte le point de vue d'autrui. Adopter un comportement éthique et responsable. Relier des connaissances acquises en sciences et technologie à des questions de santé, de sécurité et d'environnement. Mettre en œuvre une action responsable et citoyenne, individuellement ou collectivement, en et hors milieu scolaire, et en témoigner. Adopter un comportement éthique et responsable. Garder une trace écrite ou numérique des recherches, des observations et des expériences réalisées. Organiser seul ou en groupe un espace de réalisation expérimentale. Nommer, localiser et caractériser des espaces. Reconnaitre un récit historique. S’exprimer à l’oral pour penser, communiquer et échanger. S’approprier et utiliser un lexique historique et géographique approprié. Coopérer et mutualiser. Organiser son travail dans le cadre d’un groupe pour élaborer une tâche commune et/ou une production collective et mettre à la disposition des autres ses compétences et ses connaissances. Responsabilité, sens de l'engagement et de l'initiative.

Place des langues

Production dans toutes les activités langagières (écrites, orales en continu et orales en interaction). Rendre compte de faits, d’événements, ou de travaux dans différentes langues (compétences croisées). Donner une place à la langue du pays d’accueil. Traduire dans la réalité l’esprit de culture trois langues.

Évaluation et indicateurs mis en place

Nombre d’élèves impliqués dans le projet ; nombre d’enseignants ayant une participation effective ; nombre de productions disciplinaires liées au projet Enquête apures de la population du village d’Azrou sur la perception de projet ; l’implication de l’association partenaire avec comme perspective élargissement du projet ; pérennité de l’action.

Résultats et productions attendus

Edition d’un livre documentaire photos avec présentation individuelle des enfants du village d’Azro Plan pédagogique, renforcement décloisonnement et interdisciplinarité. Sur le plan personnel, prise de conscience des enjeux de la scolarisation des enfants issus des milieux ruraux et notamment des filles. Impact des questions environnemental et socio économique sur le droit de ces enfants à la scolarisation. Enquêtes analyse et synthèse apures de la population. Présentation et étude de l’environnement naturel et économique du village. Interviews population locale enfants et adultes. Réflexions association et population sur les perspectives de la scolarisation des enfants au-delà du primaire.

Organisation pédagogique
Partenaire(s) éventuel(s)

membres de l'Association de Développement du Monde Rural (ADMR), intervenant en photographie (M. Victor Ferreira), Mme Karima Khaldi, IEN honoraire détachée au CEA et botaniste

Support(s) envisagé(s)

un livre documentaire intitulé : "Un pont sur le chemin de l'école"

Calendrier

fin novembre : rencontre avec les membres de l’association ADMR
début décembre : ébauche du projet, présentation aux classes
mi-février : sortie avec nuitées, visite du village, rencontre avec les habitants et les enfants, prise des photos. Montage du livre documentaire.
1er mars : présentation du livre au concours « C’est ton droit »

Organisme
Présentation de l'organisme local choisi pour son action en faveur des droits de l'enfant

Association de Développement du Monde Rural : une association dont les volontaires construisent des ponts, des pistes, des écoles pour les Douars enclavés. Ils travaillent en étroite collaboration avec les associations et les populations locales. Ils aident à l’assainissement, l’irrigation ; ils luttent contre le pendant de l’eau potable et les maladies parasitaires. Ils forment des jeunes pour l’agriculture, les soins mais aussi travaillent sur des constructions écologiques.
C’est une association d’utilité publique reconnue par l’état marocain et soumise aux audits du ministère des finances. Elle bénéficie de la reconnaissance de l’ambassade de France qui l’invite à présenter des projets et réaliser des travaux sur le développement durable et fut primée à la CPO 22.